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    <title><![CDATA[boutique-defaut-wizishop-art]]></title>
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    Les objets nous choisissent et nous les choisissons. Dans la langue maohie, mana désigne la puissance spirituelle de certains objets.
Jour après jour, notre essence s’y dépose, un peu de notre musicalité. C’est cela, toucher et être touché. 
Des mains de l’artisan aux nôtres, il n’y a qu’un pas, nos gestes conjugués. Cycles de vie, le mana mue
et se métamorphose : manamu.

Artisanat, pièces uniques, éditions limitées… Avec égard pour le vivant, manamu célèbre le lien que nous entretenons avec l’objet, l’accessoire, le vêtement.        <meta property="og:image" content="https://media.cdnws.com/_i/251133/1436/3841/40/logo-manamu-rond.jpeg"/>
        <description>Les objets nous choisissent et nous les choisissons. Dans la langue maohie, mana désigne la puissance spirituelle de certains objets.
Jour après jour, notre essence s’y dépose, un peu de notre musicalité. C’est cela, toucher et être touché. 
Des mains de l’artisan aux nôtres, il n’y a qu’un pas, nos gestes conjugués. Cycles de vie, le mana mue
et se métamorphose : manamu.

Artisanat, pièces uniques, éditions limitées… Avec égard pour le vivant, manamu célèbre le lien que nous entretenons avec l’objet, l’accessoire, le vêtement.</description>
    <pubDate>Tue, 09 Jun 2026 20:17:50 +0200</pubDate>
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    <copyright>WiziShop</copyright>
                <item>
                <title><![CDATA[Christine Carotenuto, une gaieté carnavalesque]]></title>
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                <pubDate>Thu, 25 Jul 2024 06:43:35 +0200</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Muriel Teissier du Cros]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Christine Carotenuto aime la modestie des objets qu’on utilise tous les jours, sentir sous ses doigts le matin les aspérités laissées sur sa tasse de café par la gravure dans l’engobe. À cette poésie domestique, la céramiste associe son grain de folie : une gaieté carnavalesque. 

Découvrir la sélection 
Des petites séries façonnées


Pichets élancés aux grands becs, théières ventrues, vases pittoresques à oreilles ou collerettes… Nés du jeu d’assemblage de fines bandes de grès porcelainique soudées entre elles à l’aide d’une petite batte de bois, les objets de Christine Carotenuto exploitent la fantaisie à coup d’ajouts et de repentirs dont elle exploite sur le vif affaissements, plis et marques. 

Engobées à cru, polies pour la douceur puis gravées à consistance cuir avant d’être biscuitées, ses pièces mates ou satinées à l’extérieur sont émaillées à l’intérieur puis recuites dans son four à 1280°C.  Pour ne pas entrer dans une routine, la céramiste ne fait que des petites séries, entièrement façonnées à la main. 
Les couleurs d’un jour de fête
Happée par la recherche de formes, Christine met du temps avant de se poser la question du décor. Après avoir débuté dans des tons sobres issus d’oxydes naturels, elle conquit la couleur avec des pigments Jaeger venus d’Allemagne. Une touche de bleu, un peu de vert et finalement de l’orange et du rouge à foison. 
Un tantinet burlesque, ses tasses et autres pots semblent prêts pour une parade où Arlequin défilerait en tambour et trompette sous une pluie de confettis. Ponctués de ronds, plumes, taches et autres graffitis spontanés, les céramiques de Christine diffusent une gaieté enthousiaste de carnaval. On pense aux défilés masqués de James Ensor et l’on ne s’étonne pas que Christine aime la géométrie des décors d’Elizabeth Fritsch. 
Après un doctorat en droit européen, Christine Carotenuto aurait pu passer le reste de ses jours comme maître de conférences à l’université Robert-Schumann de Strasbourg. Il a suffi que la vie lui fasse franchir le seuil d’un atelier de poterie à Soufflenheim pour l’emporter. Christine se forme sur le tas dans divers ateliers d’Alsace avant de s’installer à Saint-Quentin-la-Poterie pour un stage chez Lilou Milcent-Gallot, puis aux côtés de Natacha Lozes et d’Isabelle Roux. Aujourd’hui, Christine vit à Marseille où elle a rejoint le workshop Jaja Céramique, qui réunit Andrea Moreno, Clémence Desbois et Margaux Delayspasse. 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span><strong><em>Christine Carotenuto aime la modestie des objets qu’on utilise tous les jours, sentir sous ses doigts le matin les aspérités laissées sur sa tasse de café par la gravure dans l’engobe. À cette poésie domestique, la céramiste associe son grain de folie : une gaieté carnavalesque.</em></strong></span></p>

<p><span><strong><em><a href="https://www.manamu.fr/m/christine-carotenuto/"><span style="color:#c7b6ae">Découvrir la sélection</span></a></em></strong></span></p><h1><em><strong>Des petites séries façonnées</strong></em></h1>

<p><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Pichets élancés aux grands becs, théières ventrues, vases pittoresques à oreilles ou collerettes… Nés du jeu d’assemblage de <strong>fines bandes de grès porcelainique</strong> soudées entre elles à l’aide d’une petite batte de bois, les objets de Christine Carotenuto exploitent la <strong>fantaisie </strong>à coup d’ajouts et de repentirs dont elle exploite sur le vif affaissements, plis et marques.</span></p>

<p><span><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Engobées à cru, polies pour la douceur puis gravées à consistance cuir avant d’être biscuitées, ses pièces mates ou satinées à l’extérieur sont émaillées à l’intérieur puis recuites dans son four à 1280°C.  Pour ne pas entrer dans une routine, la céramiste ne fait que des petites séries, entièrement <strong>façonnées à la main</strong>.</span></span></p><h1><span><em><strong>Les couleurs d’un jour de fête</strong></em></span></h1><img src="https://www.manamu.fr/_i/251133/p{178}-3678/699/79/manamu-christine-carotenuto-04.jpeg" alt="manamu-christine-carotenuto_04" /><p><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Happée par la recherche de formes, Christine met du temps avant de se poser la question du <strong>décor</strong>. Après avoir débuté dans des tons sobres issus d’oxydes naturels, elle conquit la <strong>couleur </strong>avec des pigments Jaeger venus d’Allemagne. Une touche de bleu, un peu de vert et finalement de l’orange et du rouge à foison.</span></p><p><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Un tantinet burlesque, ses tasses et autres pots semblent prêts pour une parade où Arlequin défilerait en tambour et trompette sous une pluie de confettis. Ponctués de ronds, plumes, taches et autres graffitis spontanés, les céramiques de Christine diffusent une <strong>gaieté enthousiaste de carnaval</strong>. On pense aux défilés masqués de James Ensor et l’on ne s’étonne pas que Christine aime la géométrie des décors d’Elizabeth Fritsch.</span></p><img src="https://www.manamu.fr/_i/251133/p{178}-3659/2409/60/manamu-christine-carotenuto-tasse-gres.jpeg" alt="manamu-christine-carotenuto-tasse-gres" /><p><span style="color:#808080"><em>Après un doctorat en droit européen, Christine Carotenuto aurait pu passer le reste de ses jours comme maître de conférences à l’université Robert-Schumann de Strasbourg. Il a suffi que la vie lui fasse franchir le seuil d’un atelier de poterie à Soufflenheim pour l’emporter. Christine se forme sur le tas dans divers ateliers d’Alsace avant de s’installer à Saint-Quentin-la-Poterie pour un stage chez Lilou Milcent-Gallot, puis aux côtés de Natacha Lozes et d’Isabelle Roux. Aujourd’hui, Christine vit à Marseille où elle a rejoint le workshop Jaja Céramique, qui réunit Andrea Moreno, Clémence Desbois et Margaux Delayspasse.</em></span></p>]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[Marjolaine Bosch, l’harmonie de la dualité]]></title>
                <link>https://www.manamu.fr/blog/actualites/marjolaine-bosch-harmonie-dualite-ceramique.html</link>
                <guid>https://www.manamu.fr/blog/actualites/marjolaine-bosch-harmonie-dualite-ceramique.html</guid>
                <pubDate>Sat, 04 May 2024 19:29:33 +0200</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Muriel Teissier du Cros]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Contraste de matières, association de textures brutes et délicates, jeux de formes, d’équilibre… La dualité traverse les objets de Marjolaine Bosch pour la table et la maison. La céramiste travaille la porcelaine et la terre du Fuilet, mais aussi l’acier qu’elle forge et associe à plusieurs de ses créations, explorant l’harmonie des oxymores.

Découvrir la sélection de céramiques
en porcelaine et terre du Fuilet
signées par l’artiste pour Manamu 
Une poésie brute


Issus de recherches personnelles, les blancs de Marjolaine Bosch puisent leurs origines dans la tradition des émaux japonais dits kudo-matto (mat de magnésie). À leur robe douce et satinée, veloutée comme fondante, la céramiste conjugue le contraste de sables qu’elle collecte dans la Loire. Ses objets prennent vie dans cette poésie brute à travers laquelle Marjolaine porte de délicates attentions. 


Des contrastes subtils 


Sur la porcelaine lisse que la céramiste aime tourner en finesse, ronde et élancée, vibre un geste de couleur. Au blanc, Marjolaine ajoute un parme, un mimosa, dans des dégradés subtilement fondus. Leur tendresse acidulée joue avec la texture, apportant une autre qualité tactile selon que l’émail se fait sage, s’étire ou se suspend. À l’inverse, sur le grès roux de la terre du Fuilet, c’est un dégradé blanc qui s’anime, créant un soyeux spectre de gris. En surface viennent les sables glanés ou des engobes texturés sous émaux pour soutenir les contrastes. 


Un jeu d’équilibre


À cet éloge des reliefs et de l’onctuosité, Marjolaine associe une autre dualité lorsqu’elle ajoute l’acier, autre art du feu. Noir et martelé, elle l’utilise pour une anse, ou un repose-doigt, qui dessine une forme volontairement longiligne et audacieuse dans ses proportions. L’acier devient gracile, comme posé en équilibre, dans une sensation de légèreté et de stabilité. Une énergie élégante. 

  

Après plusieurs années de formation amateure, Marjolaine Bosch choisit de faire de la céramique son activité principale. Elle formalise alors ses compétences en tournage par un CAP porté par les artistes Grégoire Scalabre et Marie-Astrid Morio. Marjolaine associe déjà la porcelaine et l’acier quand elle décide d’approfondir sa recherche artistique à la Maison de la céramique du Pays de Dieulefit, sous le tutorat des céramistes Benoît Audureau et Stéphanie Martin, ainsi que du ferronnier d’art Julien Cadoret. Marjolaine vit et travaille à Nantes. Elle crée ses objets au tour et forge elle-même l’acier. 

  

© Photo & texte Manamu 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<img src="https://www.manamu.fr/_i/251133/m250-3534/3791/34/manamu-marjolaine-bosch-tasse-porcelaine-parme.jpeg" alt="manamu-marjolaine-bosch-tasse-porcelaine-parme" /><p><strong><em>Contraste de matières, association de textures brutes et délicates, jeux de formes, d’équilibre… La dualité traverse les objets de Marjolaine Bosch pour la table et la maison. La céramiste travaille la porcelaine et la terre du Fuilet, mais aussi l’acier qu’elle forge et associe à plusieurs de ses créations, explorant l’harmonie des oxymores.</em></strong><br />
<br />
<span><span><strong><em><a href="https://www.manamu.fr/m/marjolaine-bosch/"><span style="color:#c7b6ae;">Découvrir la sélection</span></a></em></strong></span></span><span style="color:#808080;"><span><strong><em> de céramiques<br />
en porcelaine et terre du Fuilet</em></strong><br />
<em><strong>signées par l</strong></em><strong><em>’</em></strong><em><strong>artiste pour Manamu</strong></em></span></span></p><h1><em><strong>Une poésie brute</strong></em></h1>

<p>Issus de recherches personnelles, les blancs de Marjolaine Bosch puisent leurs origines dans la tradition des <strong>émaux japonais dits <em>kudo-matto</em></strong> (mat de magnésie). À leur robe <strong>douce et satinée, veloutée </strong>comme fondante, la céramiste conjugue le <strong>contraste de sables</strong> qu’elle collecte dans la Loire. Ses objets prennent vie dans cette <strong>poésie brute</strong> à travers laquelle Marjolaine porte de délicates attentions.</p>

<h1><em><strong>Des contrastes subtils</strong><strong> </strong></em></h1>

<p>Sur la <strong>porcelaine</strong> lisse que la céramiste aime tourner en finesse, <strong>ronde et élancée</strong>, vibre un geste de couleur. Au blanc, Marjolaine ajoute un <strong>parme</strong>, un <strong>mimosa</strong>, dans des dégradés subtilement fondus. Leur <strong>tendresse acidulée</strong> joue avec la texture, apportant une autre qualité tactile selon que l’émail se fait sage, s’étire ou se suspend. À l’inverse, sur le grès roux de la <strong>terre du Fuilet</strong>, c’est un dégradé blanc qui s’anime, créant un <strong>soyeux spectre de gris</strong>. En surface viennent les sables glanés ou des engobes texturés sous émaux pour soutenir les contrastes.</p>

<h1><em><strong>Un jeu d’équilibre</strong></em></h1>

<p>À cet éloge des <strong>reliefs</strong> et de l’<strong>onctuosité</strong>, Marjolaine associe une autre dualité lorsqu’elle ajoute l’<strong>acier</strong>, autre art du feu. Noir et martelé, elle l’utilise pour une anse, ou un repose-doigt, qui dessine une forme volontairement <strong>longiligne </strong>et <strong>audacieuse</strong> dans ses proportions. L’acier devient <strong>gracile</strong>, comme posé en <strong>équilibre</strong>, dans une sensation de légèreté et de stabilité. Une <strong>énergie élégante</strong>.</p>

<p> </p>

<p><em><span style="color:#808080">Après plusieurs années de formation amateure, <strong>Marjolaine Bosch</strong> choisit de faire de la céramique son activité principale. Elle formalise alors ses compétences en tournage par un </span><strong><a href="http://www.scalabre-mercier.studio/formation-cap-gr%C3%A9goire-scalabre" target="_blank"><span style="color:#808080">CAP</span></a><span style="color:#808080"> </span></strong><span style="color:#808080">porté par les artistes </span><strong><a href="https://www.instagram.com/gregoirescalabre/" target="_blank"><span style="color:#808080">Grégoire Scalabre</span></a></strong><span style="color:#808080"> et </span><strong><a href="https://www.instagram.com/mad_morio/" target="_blank"><span style="color:#808080">Marie-Astrid Morio</span></a></strong><span style="color:#808080">. Marjolaine associe déjà la porcelaine et l’</span></em><em><span style="color:#808080">acier</span><span style="color:#808080"> quand elle décide d’approfondir sa recherche artistique à la </span><strong><a href="https://www.maisondelaceramique.fr/" target="_blank"><span style="color:#808080">Maison de la céramique du Pays de Dieulefit</span></a></strong><span style="color:#808080">, sous le tutorat des céramistes </span><strong><a href="https://www.instagram.com/benoit.audureau/?hl=fr" target="_blank"><span style="color:#808080">Benoît Audureau</span></a></strong><span style="color:#808080"> et </span><strong><a href="http://stephaniemartin-ceramiste.com/web/" target="_blank"><span style="color:#808080">Stéphanie Martin</span></a></strong><span style="color:#808080">, ainsi que du ferronnier d’art </span><strong><a href="http://atelier-manifer.com/" target="_blank"><span style="color:#808080">Julien Cadoret</span></a></strong><span style="color:#808080">. Marjolaine vit et travaille à Nantes. Elle crée ses objets au tour et forge elle-même l’acier.</span></em></p>

<p> </p>

<p><span style="color:rgb(37, 38, 38)">© Photo & texte Manamu</span></p>]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[Nathalie Reocreux, céramique in situ]]></title>
                <link>https://www.manamu.fr/blog/actualites/nathalie-reocreux-ceramique-in-situ.html</link>
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                <pubDate>Mon, 29 Jan 2024 20:18:54 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Muriel Teissier du Cros]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Chez Nathalie Reocreux, la création se joue bien avant le modelage. Installée en Bretagne, la céramiste a choisi de composer elle-même ses terres et ses émaux, en marge du circuit industriel. Argiles sauvages, minéraux bruts, végétaux collectés dans la nature… Tout l’inspire des formes du vivant. Une démarche engagée, sensible et intuitive, guidée par l’expérimentation. 

Découvrir la sélection
  
Une pratique raisonnée


“Le chemin est long pour arriver à produire des pièces en céramique, d’autant plus long lorsqu’on choisit de recourir aux éléments qui nous entourent.” Nathalie Reocreux, céramiste en Bretagne, a fait le choix de composer elle-même ses argiles et ses émaux. “Pas d’oxyde métallique ni d’oxyde colorant, on fait attention à ce qu’on utilise et on sait comment c’est préparé”, souligne l’artiste pour qui les échelles locales et le respect du vivant guident chaque étape de préparation, de production et de création. “Les matières premières et les terres sont stabilisées dans le circuit industriel, ce qui permet de tendre vers le même résultat. Au contraire, lorsqu’elles sont sauvages, elles vont être influencées par la nature même du sol.” 


Un art in situ


Chez Nathalie, l’exploration se joue bien avant le modelage, lorsqu’elle part en quête des éléments qui deviendront des objets pour la table et la maison. Argiles sauvages, minéraux naturels bruts et végétaux, elle les identifie dans son environnement et à chacune de ses pérégrinations. Une fois récoltés par ses soins, terres et cailloux restent à piler au mortier, tamiser, mélanger, pour pouvoir expérimenter leur plasticité, puis leur passage par le feu. Les végétaux serviront à produire des cendres pour vibrer dans la matière. Ailleurs, quartz, hématite ou schiste de récolte teinteront subtilement le décor. Ce temps incompressible de recherche et de préparation guide la création de la céramiste, qui ne compose qu'à partir de ses trouvailles. 


Une céramique intuitive


Au gré des collectes, l’expérimentation est devenue le modus vivendi de Nathalie. Ici, de petites tasses s’élèvent dans une terre brune ferrugineuse de la Loire, que la céramiste n’a filtrée que très légèrement pour laisser affleurer l’histoire. Elle l’a enrobée d’émaux associant kaolin et quartz qu’une couche d’argile calcaire vient subtilement relever. Là, c’est la cendre de lavande qui s’exprime en teinte légèrement céladon. Ailleurs, une terre noire du château de Guédelon a donné naissance à une grande coupe entièrement modelée à la main. Elle est traversée en contraste par un émail au kaolin breton. Entre les mains de Nathalie, les terres se rencontrent et croisent leur temps millénaire. Des objets intuitifs, sauvages, qui célèbrent le vivant. 

  

Après une faculté d'arts plastiques et des études en photographie, Nathalie Reocreux part en France et à l’étranger sillonner les montagnes. Sa passion déjà avérée pour la terre la mène dans l’univers du parapente où elle exerce plusieurs années. À sa première maternité, Nathalie fait évoluer sa passion avec le choix de l’ancrage : la terre jusqu’alors vécue depuis les hauteurs devient une matrice avec laquelle modeler. Nathalie se forme auprès de plusieurs céramistes avant d’installer son atelier à Marseille, puis dans la campagne rennaise où elle vit et travaille aujourd’hui. 

  

© Photo & texte Manamu 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<img src="https://www.manamu.fr/_i/251133/m250-3169/2326/70/manamu-nathalie-reocreux-terre-glanee.jpeg" alt="manamu_nathalie reocreux_terre glanée" /><p><em><strong><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Chez </span>Nathalie Reocreux<span style="color:rgb(0, 0, 0)">, la création se joue bien avant le modelage. Installée en Bretagne, la céramiste a choisi de composer </span>elle-même ses terres et ses émaux, en marge du circuit industriel. Argiles sauvages, minéraux bruts, végétaux collectés dans la nature… Tout l<span style="color:rgb(0, 0, 0)">’</span>inspire des formes du vivant. Une démarche engagée, sensible et intuitive, guidée par l<span style="color:rgb(0, 0, 0)">’</span>expérimentation.</strong></em></p>

<p><a href="https://www.manamu.fr/m/nathalie-reocreux/"><span style="color:#808080;"><strong><em>Découvrir la sélection</em></strong></span></a><br />
 </p><h1><em><strong>Une pratique raisonnée</strong></em></h1>

<p>“Le chemin est long pour arriver à produire des pièces en céramique, d’autant plus long lorsqu’on choisit de recourir aux éléments qui nous entourent.” Nathalie Reocreux, céramiste en Bretagne, a fait le choix de composer elle-même ses argiles et ses émaux. “Pas d’oxyde métallique ni d’oxyde colorant, on fait attention à ce qu’on utilise et on sait comment c’est préparé”, souligne l’artiste pour qui les échelles locales et le respect du vivant guident chaque étape de préparation, de production et de création. “Les matières premières et les terres sont stabilisées dans le circuit industriel, ce qui permet de tendre vers le même résultat. Au contraire, lorsqu’elles sont sauvages, elles vont être influencées par la nature même du sol.”</p>

<h1><em><strong>Un art in situ</strong></em></h1>

<p><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Chez Nathalie, l’exploration se joue bien avant le modelage, </span>lorsqu’elle<span style="color:rgb(0, 0, 0)"> part en quête des éléments qui deviendront des objets pour la table et la maison. Argiles sauvages, minéraux naturels bruts et végétaux, elle les identifie dans son environnement et à chacune de ses pérégrinations. Une fois récoltés par ses soins, terres et cailloux restent à piler au mortier, tamiser, mélanger, pour pouvoir expérimenter leur plasticité, puis leur passage par le feu. Les végétaux serviront à produire des cendres pour vibrer dans la matière. Ailleurs, quartz, hématite ou schiste de récolte teinteront subtilement le décor. Ce temps incompressible de recherche et de préparation guide la création de la céramiste, qui ne compose qu'à partir de ses trouvailles.</span></p>

<h1><em><strong>Une céramique intuitive</strong></em></h1>

<p><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Au gré des collectes, l’expérimentation est devenue le </span><em>modus vivendi</em><span style="color:rgb(0, 0, 0)"> de Nathalie. Ici, de petites tasses s’élèvent dans une terre brune ferrugineuse de la Loire, que la céramiste n’a filtrée que très légèrement pour laisser affleurer l’histoire. Elle l’a enrobée d’émaux associant kaolin et quartz qu’une couche d’argile calcaire vient subtilement relever. Là, c’est la cendre de lavande qui s’exprime en teinte légèrement céladon. Ailleurs, une terre noire du château de Guédelon a donné naissance à une grande coupe entièrement modelée à la main. Elle est traversée en contraste par un émail au kaolin breton. Entre les mains de Nathalie, les terres se rencontrent et croisent leur temps millénaire. Des objets intuitifs, sauvages, qui célèbrent le vivant.</span></p>

<p> </p>

<p><span style="color:#696969"><em>Après une faculté d'arts plastiques et des études en photographie, Nathalie Reocreux part en France et à l’étranger sillonner les montagnes. Sa passion déjà avérée pour la terre la mène dans l’univers du parapente où elle exerce plusieurs années. À sa première maternité, Nathalie fait évoluer sa passion avec le choix de l’ancrage : la terre jusqu’alors vécue depuis les hauteurs devient une matrice avec laquelle modeler. Nathalie se forme auprès de plusieurs céramistes avant d’installer son atelier à Marseille, puis dans la campagne rennaise où elle vit et travaille aujourd’hui.</em></span></p>

<p> </p>

<p><span style="color:rgb(37, 38, 38)">© Photo & texte Manamu</span></p>]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[Capucine Pageron, entre réel et fiction]]></title>
                <link>https://www.manamu.fr/blog/actualites/capucine-pageron-entre-reel-et-fiction.html</link>
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                <pubDate>Sat, 11 Nov 2023 06:01:06 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Muriel Teissier du Cros]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[À travers la céramique ou l’illustration, une même spontanéité affranchie émane des créations de Capucine Pageron. La terre s’est imposée comme un véritable lien entre le design d’espace, sa formation initiale, et le dessin, son autre médium de prédilection. Échelles, cadrages, compositions… Capucine explore les codes pour mieux les détourner. 

Jeudi 16 novembre à 18 heures : mise en ligne des premières pièces de la sélection signée de l’artiste pour Manamu 
De nouveaux symboles


Capucine aborde la céramique par le modelage, développant un travail nourri par les lieux et les objets du quotidien. Elle en observe les usages, les symboles, pour bousculer les codes esthétiques. Entre ses mains, les contours se font irréguliers, les formes changent de proportion, les objets deviennent hors normes. Comme une signature, ils portent tous le passage de la main, volontairement visible. Pour Capucine, il témoigne du dessin lorsqu’elle l’exprime dans la troisième dimension. Cette liberté de création insuffle à l’objet une pluralité de sens, une nouvelle symbolique. 


Des objets d’affection


Autre élément du quotidien dont se nourrit Capucine : les saynètes prises sur le vif, en écho aux natures mortes du début du XXe siècle ou inspirées de notre contemporanéité. L’artiste s’exprime alors à travers la porcelaine et la pièce unique. Sa fantaisie, son désir de tout étreindre, l’amène à créer de véritables objets d’affection, non sans tendresse et humour, où l’art du détail fait délicieusement profusion. Entre passé et modernité, bougeoirs, pichets et autres calices deviennent les supports narratifs de souvenirs intimes, que la céramiste décore à la main de bleu, en référence à l’histoire même de la porcelaine. 


Entrée réel et fiction


De sensations en réminiscences, comme fonctionne souvent la mémoire en matière de souvenir, Capucine apporte une touche de taille à ses créations qui prennent vie dans le grès. À la manière d’un peintre, elle sculpte la lumière dans la transparence de l’émail. La céramiste élit alors les contrastes : elle choisit des bleus diaphanes qu’elle conjugue à de puissants indigos, jouant sur la matité et la brillance pour explorer le spectre chromatique. Ces esthétiques font surgir un univers d’objets entre réel et fiction, que Capucine n’hésite pas à associer dans des mises en scène évoquant à leur tour les natures mortes. Des voyages émotionnels à transporter chez soi. 

  

Designeuse d’espace formée à l’école Boulle, peintre et illustratrice, Capucine Pageron exprime ses talents à travers la terre, que sa formation à la Maison de la céramique du Pays de Dieulefit lui a révélée. Le modelage est sa technique de prédilection. 

  

© Photo & texte Manamu 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<img src="https://www.manamu.fr/_i/251133/m250-2827/828/30/manamu-capucine-pageron-bougeoir-indigo-violet-celadon-01.jpeg" alt="manamu_capucine pageron_bougeoir_indigo violet céladon_01" /><p><span><strong><em>À travers la céramique ou l’illustration, une même spontanéité affranchie émane des créations de Capucine Pageron. La terre s’est imposée comme un véritable lien entre le design d’espace, sa formation initiale, et le dessin, son autre médium de prédilection. Échelles, cadrages, compositions… Capucine explore les codes pour mieux les détourner.</em></strong></span></p>

<p><span><strong><em>Jeudi 16 novembre à 18 heures : mise en ligne des premières pièces de la sélection signée de l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>artiste pour Manamu</em></strong></span></p><h1><span><em><strong>De nouveaux symboles</strong></em></span></h1>

<p><span>Capucine aborde la céramique par le modelage, développant un travail nourri par les lieux et les objets du quotidien. Elle en observe les usages, les symboles, pour bousculer les codes esthétiques. Entre ses mains, les contours se font irréguliers, les formes changent de proportion, les objets deviennent hors normes. Comme une signature, ils portent tous le passage de la main, volontairement visible. Pour Capucine, il témoigne du dessin lorsqu’elle l’exprime dans la troisième dimension. Cette liberté de création insuffle à l’objet une pluralité de sens, une nouvelle symbolique.</span></p>

<h1><span><em><strong>Des objets d’affection</strong></em></span></h1>

<p><span>Autre élément du quotidien dont se nourrit Capucine : les saynètes prises sur le vif, en écho aux natures mortes du début du XXe siècle ou inspirées de notre contemporanéité. L’artiste s’exprime alors à travers la porcelaine et la pièce unique. Sa fantaisie, son désir de tout étreindre, l’amène à créer de véritables objets d’affection, non sans tendresse et humour, où l’art du détail fait délicieusement profusion. Entre passé et modernité, bougeoirs, pichets et autres calices deviennent les supports narratifs de souvenirs intimes, que la céramiste décore à la main de bleu, en référence à l’histoire même de la porcelaine.</span></p>

<h1><span><em><strong>Entrée réel et fiction</strong></em></span></h1>

<p><span>De sensations en réminiscences, comme fonctionne souvent la mémoire en matière de souvenir, Capucine apporte une touche de taille à ses créations qui prennent vie dans le grès. À la manière d’un peintre, elle sculpte la lumière dans la transparence de l’émail. La céramiste élit alors les contrastes : elle choisit des bleus diaphanes qu’elle conjugue à de puissants indigos, jouant sur la matité et la brillance pour explorer le spectre chromatique. Ces esthétiques font surgir un univers d’objets entre réel et fiction, que Capucine n’hésite pas à associer dans des mises en scène évoquant à leur tour les natures mortes. Des voyages émotionnels à transporter chez soi.</span></p>

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<p><span><em><span style="color:#808080">Designeuse d’espace formée à l’</span><strong><a href="https://ecole-boulle.org/" target="_blank"><span style="color:#808080">école Boulle</span></a></strong><span style="color:#808080">, peintre et illustratrice, Capucine Pageron exprime ses talents à travers la terre, que sa formation à la </span><strong><a href="https://www.maisondelaceramique.fr/" target="_blank"><span style="color:#808080">Maison de la céramique du Pays de Dieulefit</span></a></strong><span style="color:#808080"> lui a révélée. Le modelage est sa technique de prédilection.</span></em></span></p>

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<p><span><span style="color:rgb(37, 38, 38)">© Photo & texte Manamu</span></span></p>]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[Sarah Gatin, spéléologie de l’intime]]></title>
                <link>https://www.manamu.fr/blog/actualites/sarah-gatin-speologie-de-l-intime.html</link>
                <guid>https://www.manamu.fr/blog/actualites/sarah-gatin-speologie-de-l-intime.html</guid>
                <pubDate>Wed, 08 Nov 2023 09:54:52 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Muriel Teissier du Cros]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Feldspath, pouzzolane, coquillage… Sarah Gatin récolte les matières qui décorent ses objets. Façonnées en porcelaine ou en grès, ses céramiques s’inspirent de l’eau et de la lave, de leurs mouvements, de leurs couleurs. Les éléments coulent, bullent, craquellent, mémoires de la matière en fusion. Une spéléologie de l’intime, une invitation à la contemplation. 

Découvrir la sélection 
Libérer le mouvement


“En moi j’ai un magma d’émotions, parfois il ressemble au reflet mélancolique de l’eau, parfois à la lave furieuse du volcan.” Entre les mains de Sarah, l’argile n’est pas sans évoquer la peinture romantique où les éléments semblent bien souvent fusionner. La céramiste cherche à exprimer ce mouvement : certains objets disent l’élan, d’autres la coulée ou le goutte à goutte ; ils tourbillonnent, écument, entrent en éruption, mais aussi ondulent, dessinent des cercles ou se font mer d’huile. Pour Sarah, le grès et la porcelaine sont des “matières émotionnelles” dont elle propose d’interpréter l’effervescence ou l’harmonie. 


Sculpter la lumière


Pour traduire ces tonalités de l’existence, Sarah a élu les couleurs naissantes qu’offre la palette millénaire des céladons. Issues de recherches personnelles, ses formules, ses trempées, ses cuissons, lui permettent de rendre le langage du céladon, ses courbes, ses reliefs. Du bleuté léger qui semble flotter au ton olive ou vert soutenu, Sarah sculpte la lumière dans l’émail. Lueurs, éclats, ils entrent dans la matière : une partie irradie à la surface, l’autre traverse les qualités diaphanes du céladon pour jouer avec les minéraux que Sarah conjugue avec la porcelaine. 


Jouer du plein et du vide


La même démarche habite les objets en grès de Sarah, cette fois dans un vert presque nuit, un moka moiré ou autre brun sombre. La céramiste n’hésite alors pas à associer une palette ardoise, anthracite ou légèrement bleutée. L’équilibre du plein et du vide se manifeste dans un jeu de profondeur, entre matité et brillance, que Sarah travaille en écho à l’univers volcanique. De grès ou de porcelaine, flacons, tasses ou pichets reçoivent tous un décor composé d’émail, mais aussi de matières brutes que l’artiste collecte dans la nature. Des sculptures pour la table et la maison. 

  

Sarah Gatin s’est formée au tournage à l’ADEF-CFBT à Aubagne, avant d’explorer son expression artistique à la Maison de la céramique du Pays de Dieulefit. Elle s’est ensuite spécialisée dans la recherche d’émaux au Centre international de formation aux métiers d’art et de la céramique à Saint-Amand-en-Puisaye. Sarah vit et travaille au cœur des Cévennes, dans le Gard. 

  

© Photo & texte Manamu 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<img src="https://www.manamu.fr/_i/251133/m250-2872/2973/75/manamu-sarah-gatin-plat-assiette-caillou-porcelaine-celadon-feldspath-sable.jpeg" alt="manamu_sarah gatin_plat assiette caillou porcelaine céladon feldspath sable" /><p><em><strong>Feldspath, pouzzolane, coquillage… Sarah Gatin récolte les matières qui décorent ses objets. Façonnées en porcelaine ou en grès, ses céramiques s’inspirent de l’eau et de la lave, de leurs mouvements, de leurs couleurs. Les éléments coulent, bullent, craquellent, mémoires de la matière en fusion. Une spéléologie de l’intime, une invitation à la contemplation.</strong></em></p>

<p><a href="https://www.manamu.fr/m/sarah-gatin/"><strong><em>Découvrir la sélection</em></strong></a></p><h1><span><em><strong>Libérer le mouvement</strong></em></span></h1>

<p><span>“En moi j’ai un magma d’émotions, parfois il ressemble au reflet mélancolique de l’eau, parfois à la lave furieuse du volcan.” Entre les mains de Sarah, l’argile n’est pas sans évoquer la peinture romantique où les éléments semblent bien souvent fusionner. La céramiste cherche à exprimer ce mouvement : certains objets disent l’élan, d’autres la coulée ou le goutte à goutte ; ils tourbillonnent, écument, entrent en éruption, mais aussi ondulent, dessinent des cercles ou se font mer d’huile. Pour Sarah, le grès et la porcelaine sont des “matières émotionnelles” dont elle propose d’interpréter l’effervescence ou l’harmonie.</span></p>

<h1><span><em><strong>Sculpter la lumière</strong></em></span></h1>

<p><span>Pour traduire ces tonalités de l’existence, Sarah a élu les couleurs naissantes qu’offre la palette millénaire des céladons. Issues de recherches personnelles, ses formules, ses trempées, ses cuissons, lui permettent de rendre le langage du céladon, ses courbes, ses reliefs. Du bleuté léger qui semble flotter au ton olive ou vert soutenu, Sarah sculpte la lumière dans l’émail. Lueurs, éclats, ils entrent dans la matière : une partie irradie à la surface, l’autre traverse les qualités diaphanes du céladon pour jouer avec les minéraux que Sarah conjugue avec la porcelaine.</span></p>

<h1><span><em><strong>Jouer du plein et du vide</strong></em></span></h1>

<p><span>La même démarche habite les objets en grès de Sarah, cette fois dans un vert presque nuit, un moka moiré ou autre brun sombre. La céramiste n’hésite alors pas à associer une palette ardoise, anthracite ou légèrement bleutée. L’équilibre du plein et du vide se manifeste dans un jeu de profondeur, entre matité et brillance, que Sarah travaille en écho à l’univers volcanique. De grès ou de porcelaine, flacons, tasses ou pichets reçoivent tous un décor composé d’émail, mais aussi de matières brutes que l’artiste collecte dans la nature. Des sculptures pour la table et la maison.</span></p>

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<p><span><em><span style="color:#696969">Sarah Gatin s’est formée au tournage à l’</span><a href="https://www.adef-asso.com/filiere-ceramique.php" target="_blank"><span style="color:#696969"><strong>ADEF-CFBT</strong></span></a><span style="color:#696969"> à Aubagne, avant d’explorer son expression artistique à la </span><strong><a href="https://www.maisondelaceramique.fr/" target="_blank"><span style="color:#696969">Maison de la céramique du Pays de Dieulefit</span></a></strong><span style="color:#696969">. Elle s’est ensuite spécialisée dans la recherche d’émaux au </span><strong><a href="https://www.cnifop.com/" target="_blank"><span style="color:#696969">Centre international de formation aux métiers d’art et de la céramique</span></a></strong><span style="color:#696969"> à Saint-Amand-en-Puisaye. Sarah vit et travaille au cœur des Cévennes, dans le Gard.</span></em></span></p>

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<p><span><span style="color:rgb(37, 38, 38)">© Photo & texte Manamu</span></span></p>]]></content:encoded>
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